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{ Sujet: I Feel Sorry For Her ; Erlann Klyrrhd } ∞ { Jeu 9 Juil - 23:26 }
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Il l'a déjà perdu au recoin d'une ruelle, au détour d'une attention ou d'une question soulevée. Il l'a déjà perdu dans l'attente d'une autre foulée ou dans l'espoir d'une dérivée. Alors, il parcourt les Emmêlées, Andre. Alors, il longe les avenues se nouant entre elle, se resserrant contre ses os à chaque pas déterminé. Pourtant, n'y trouvera-t-il pas lucidité tandis qu'encore elle susurre à son oreille des espoirs qui ne sont siens. Le lièvre flotte aujourd'hui parmi les débris d'Alice, dans sa chute intemporelle à laquelle il prend part. Et il l'entend appeler sans jamais ouvrir la bouche. Et il l'entend crier sans jamais qu'il ne montre les peurs qui l'obsèdent, quelque part parmi les boucles de pavé qui ne demanderaient qu'à les happer. Le lièvre sait évidemment, que celui qu'il entend là n'est qu'un reflet de celui qu'il connaît, de cette personne qu'il tend à connaître alors qu'il fuit à chaque trouble rompant la clarté de ses prunelles. Il s'est simplement laissé aller, Andre. Encore une fois, une nouvelle fois, il a suivi les peines d'un passant, d'un ami le faisant rêver dans le bais d'une pensée. Il n'y a pas pensé, il n'a fait encore que suivre les étoiles scintillant dans le ciel de son cerveau embrumé, alors qu'à présent s'estompe la nuit. Aussi se retrouve-t-il coincé entre deux murs, entre deux pierres taillées pour ne supporter que le dos des malfrats s'y appuyant, de ceux qui n'osent toucher l'enchanteur de peur d'y attraper une vague folie. Eux, sont simplement nocturnes. Eux, sont simplement épris d'une autre vie que celui d'un barman oubliant ses commandes, se contentant de servir le thé en échange de vagues embrassés. Désolé, une erreur est survenue. Veuillez essayer d'actualiser la page.Aussi s'attend-il à le retrouver quelque part ici, rangé dans le désordre de son très cher Wonderland, caché dans les jupons d'Alice attendant encore les clients désorientés d'un monde qui s ‘effondre doucement. Andre ne prend pas en compte ces faits, Andre oublie encore, encore comme il a oublié le reste, comme il a oublié son chemin, perdu entre deux réflexions évaporées. Bientôt pourtant se dresse l'image latente de sa beauté bizarre au doux accent hivernal. Il est là, Erlann, figé dans son agressivité, prêt à mordre ou à laisser aller ce qui ne saurait l'intéresser. Il est là, sans grand intérêt alors qu'il sait déjà mesurer ceux qu'il approche. Il sait tout autant que le lièvre entend. Pourtant n'y prête-t-il attention alors que chantent encore les chœurs faisant fondre l'esprit d'Andre. Il ne l'entend pas, lui ne l'entend plus, ils se fondent encore dans une masse inexistence, dans la pâleur du jour éclairant leurs visages satinés. Il glisse encore à ses côtés, sans grand discours, sans grande délicatesse. « Ha ça ne mord pas ? » Il est devenu bien plus que névrose, un simple homme pris de vieillesse épris de remarques qu'on enverrait valser d'un simple regard. Pourtant il laisse filer son enthousiasme qu'il ne saurait feindre. Le lièvre ne sait attraper quelques proies, ne sait chercher ceux qui sauraient être dignes d'un intérêt personnel. Là pourtant n'est que le résumé de la belle réalité penché sur les cils de son beau Erlann. « Ici, les poissons sont toujours impossibles à prendre ils courent trop vite les pavés. » Il n'arrête ses pensées, figé dans la contemplation d'un visage qu'il n'ose reconnaître dans le travail qui s'y glisse. Il l'a perdu, cette voix encore qui trottait dans sa tête, mélangé aux chuchotements éternellement présents, pris dans la valse qui s'y trouve. Pourtant il n'a guère changé. Pourtant ils n'ont guère changé. Le monde ne saurait les voir mourir, eux, qui ne sont que vagues enchantements pris dans un temps inexploré. Pourtant l'être présent dans les tumultes des ruelles n'est qu'un abandonné, un de ceux qui sauraient encore s'y retrouver. Alors il dodeline de la tête, n'y prête plus attention. Alors encore se glisse dans ses pensées la vague sensation de déjà vu, de beauté solennelle encadrée de belles boucles. La banalité de la rencontre s'y prête. Mais Erlann encore dans son harmonie si lisse s'y révèle bien plus sombre que les eaux dans lesquelles il se noie. « Heureusement ils ne portent pas de talons. » Et bientôt disparaisse les froufrous de son esprit, les douces toilettes arrangées pour des simples visites écourtées. Et bientôt il se contente de frôler la pierre froide soutenant déjà le malfrat. Il se range encore dans les tiroirs de sa belle Alice manquant encore une de ces parties de thé qu'il affectionne bien plus que les fragments perdus de sa mémoire, que les défaillances de son âge passant si lentement.
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{ Sujet: Re: I Feel Sorry For Her ; Erlann Klyrrhd } ∞ { Ven 10 Juil - 10:01 }
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AS THE SUN GOES DOWN
C'était une douce mélopée, une aria funeste mêlée aux soupirs écœurants de la cité ; et elle résonnait cette morne mélodie, elle résonnait, faisait trembler ton âme, bousculait les cavités en ton centre. Sombre ataraxie à l'allure artificielle : rien, le néant dans les méandres de ton esprit ; absolument rien ne venait troubler ce calme idyllique. C'était un bonheur illusoire pourtant, tu le savais. Ça s'assimilait à l'un de ces mythes urbains qu'on se plaisait à raconter ou à ces idéaux chimériques et vains qu'avaient l'habitude de s'imaginer ces malheureux optimistes -une catégorie d'humains qui n'avait pas lieu d'être selon toi, parce que la mort avale les cauchemars comme les rêves. Trop d'espoirs brisés et trop de conceptions faussées. Trop d'amour donné et trop de haine reçue. Finalement tout cela ne te concernait plus. Au milieu d'un labyrinthe, des Emmêlées où il était impossible d'être dérangé, ton bonheur divin ne cessait de croître. Émotions néfastes qui pourrissaient ton essence même et empiétaient sur ta raison n'existaient pas dans cette bulle aux aspects édéniques, ce trou béant filtrant à peine la pâleur du jour à l'ambiance si monotone. La joie, la peine, la peur, l'envie : tout était si proche mais si loin de toi à la fois, si proche mais se noyant dans les murs épais de la métropole enchantée, se perdant dans le dédale complexe des Emmêlées sacrées. Rien ne parvenait en toi, tout était bloqué par l'illusion réaliste qu'on ne pouvait pas t'atteindre, protégé par tes immenses remparts de pierres. Alors tu pouvais enfin ressentir tes propres émotions sans être influencé par celles des autres. C'était ton utopie, ton désir ardent incendiant en permanence ta poitrine : une entrevue malsaine entre toi et ta conscience enfin sereine. Ta tête se renversait en arrière et se cognait contre le mur sur lequel tu étais appuyé tandis qu'une lumière blafarde s’abattait sur les traits fins de ton visage ; la mise en scène était fin prête et les ombres pouvaient maintenant se déchaîner. L'hélianthe céleste allait bientôt rejoindre son lit pour laisser place à la déesse de la nuit. Alors que l'accablant rituel se mettait en place, tu plaçais une sèche entre tes lèvres et en aspirait le doux poison qui se répandait lentement dans tes poumons, car ton corps était peut-être trop pur, pas assez souillé sans les cuisantes émotions d'honnêtes Marvaliens accablant ton esprit. Peut-être qu'il te fallait une puissante strychnine dans les veines en permanence ; peut-être t'étais-tu habitué trop longtemps à une présence nocive dans ton corps, peut-être avait-elle maintenant pris sa place parmi tes organes, ou même dans ta tête. Tu crachais alors ta fumée en imaginant qu'elle puisse se diffuser, se multiplier et polluer ce monde insouciant qui affectait ta pauvre âme avec trop de facilité. Clope coincée à la commissure de tes lèvres, tu te permettais de montrer au jour la présence réconfortante qui t'accompagnait en ces lieux inextricables ; puis tu t'amusais à charger puis décharger le calibre que tu maniais avec élégance de tes mains vicieuses. Encore et encore, les silhouettes allaient venir valser dans les Emmêlées pour contempler ta compagne à l'allure naïve mais ôtant la vie à la simple pression sur la détente ; et tu te réjouissais de ton business frauduleux, te complaisait dans ta solitude. Bien-être si fort que tu n'avais même pas entendu sautiller l'animal ; tu n'avais pas entendu les pas enthousiastes du lièvre aux pensées enchevêtrées à celles des autres. Surprise brusquement camouflée par un souffle de fumée ; tu écrasais enfin le rouleau de tabac de ton talon. En temps normal, tu aurais sans doute brandi ton arme dans un élan aux teintes héroïques -même s'il n'y avait que toi à protéger. Mais le lièvre insouciant, tu ne pouvais pas le mordre, croquer sa chair juteuse, réduire son existence à néant. Tu ne pouvais que l'apprécier le lièvre ; lui et ses paroles insensées dont tu avais du mal à saisir l'intérêt mais auxquelles tu répondais, comme ça, spontanément. Alors tu souriais, tu souriais au souvenir d'une confiance donné sur un plateau à un grand enfant et dévoilait légèrement tes crocs en réponse à sa question. Et tu le laissais t'emmener valser dans les hauteurs de son esprit, tu le laissais peindre ta mémoire d'un capharnaüm de mots confus et non réfléchis. Mars avait réveillé avec facilité l'enfant naïf à l'aube de la puberté se cachant derrière des réminiscences douloureuses. « Mais que fait le lièvre hors de son terrier ? » Que faisait-il encore, avait-il entendu tes pensées errer dans ces ruelles impénétrables ; que faisait le lièvre, ce grand enfant perdant son temps avec l'adulte maudit. « Mars, ils ne courent plus désormais ; ils volent trop haut pour les enfants. » Ils volaient, volaient au dessus de la ville ; eux et leur maigre existence donc personne ne se préoccupait vraiment, eux et leurs pensées tordues dévalaient les routes longues et sinueuses vers la folie douce. Douce, très douce folie qui enchantaient les sens ; mais triste réalité ramenée trop brutalement peut-être. « Ou peut-être courent-ils encore pour fuir la mort. »



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{ Sujet: Re: I Feel Sorry For Her ; Erlann Klyrrhd } ∞ { Sam 11 Juil - 13:07 }
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Il le suit sans jamais questionner le sens des mots qui ne sauraient trouver leur route. Alors, Andre attrape les ampleurs qu'on laisse résonner à ces oreilles déjà bouchée de ses deux mains. Il ne lui reste que ça, à lui qui déjà tente de reconstruire sur les ruines qu'il ne peut voir. Sur ces mêmes débris là qui restent plantés dans la corne de ses pieds. Aussi joint-ils ses mains dans une hilarité peinte sur sa figure théâtrale. « Courir ne marche pas. » Et il ne serait mieux dire, lui lièvre de mars courant là ou il n'aurait su s'arrêter. Lui, lièvre de mars déjà piégé et bientôt remplacé dans la seule pensée d'une course qui lui serait fatale. N'est-ce pas ? Lui, Andre, qui n'avait su que vagabonder avant de perdre ses belles jambes, avant de perdre sa seule cohérence. Elle ne l'avait quitté pourtant, changée en songes éphémères qu'il n'aurait su transmettre, en étrange lueur projetée dans le reflet des prunelles de son cruel Erlann. Pourtant déjà le secret s'estompe. Déjà fuit-il leurs vagues pensées qui ne sauraient se joindre, qui cependant, errent déjà dans la cage dorée d'un seigneur oublié. Il n'entend pas, Andre. Il a déjà bloqué son bel orchestre, les a déjà poussé dans le fond de ses occupations au profit d'une conversation qui ne saurait se terminer. Alors une nouvelle fois, il glisse son regard sur la silhouette tant inconnue de cet être qui ne pourrait que l'être. « Penses-tu qu'on pourrait les attraper ? Je rêverais d'en apporter un pour l'étendre au-dessus de mon bar. » Brille encore les merveilles dans ses yeux. Brille encore les joyaux dont il ne saurait orner sa peau. A présent le lièvre ne les assortirait qu'à celui qu'il croise dans ces belles ruelles, entre casseroles et lampadaire. Il ne pourrait que les faire fondre encore dans une tasse de thé, pour les assortir à sa délicate porcelaine, pour en proposer une tasse à celui qui s'arrête pour aider sa mécanique rouillée à redémarrer. Et ces beaux poissons, ces belles prises qui s'accrochent aux bras d'Erlann, il ne se demanderait que comment les décrocher sans en abimer le squelette. Ces belles images qu'il invente encore ne reflétant qu'une réalité qu'il piétine, une réalité qu'il profane comme son acolyte le ferait pour sa propre chair. Mais il n'en souffle mot, mais il se contente encore de faire passer ces crampes qui ne cesseraient de revenir à chaque pause. Andre doucement laisse tomber ses os. Andre doucement cherche un regard fuyant ou le sien dans le miroir chamarré qu'on lui tend. Puis docilement viens le rappel. « … Et je penserais que tu serais doué pour ce genre de choses. Ils reviennent toujours voleter vers toi. » Il ne voit que là son rôle, les beaux battements de cils qui s’accrochent à ses mimiques. Il ne voit que là les actions d'Erlann, lui qui pourrait attraper ceux qui se perdraient encore dans ces Emmêlées. Il n'est que de ceux qui doucement fondent dans les bras de leur noirceur, de leur douce magie qui ne ferait que les égarer bien plus loin dans leur propre brouillard. Sans doute Andre rêverait de confectionner une lanterne pour la beauté qui s'y perd. Sans doute le lièvre n'oserait le faire, de peur encore de n'éclairer que les pas de sa perdition. Il n'y pense pas. Il se contente de ne pas voir ce qu'on lui pointe du doigt. Et ainsi ceux qui s'envolent deviennent favoris du roi. Et ainsi laisse-t-il fuir celui qui l'a guidé au sein de son beau Wonderland. Sans doute accepterait-il une fois la chasse terminée de le raccompagner, de prendre une dernière tasse de thé. Ainsi noie-il ses pensées, Andre.
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{ Sujet: Re: I Feel Sorry For Her ; Erlann Klyrrhd } ∞ { Mer 22 Juil - 4:13 }
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AND LIKE A DAWN YOU BROKE THE DARK
Un écho mortel se faisait entendre au confins de tes pensées se mouvant encore dans une danse macabre engendrée par le diable. Résonnait ces notes funestes qui envahissaient ton esprit, explosait dans un bruit sourd ton encéphale dénaturé, en mille éclats d'une âpre fatalité. Il était là le lièvre avec son air séditieux, il voulait changer le monde, démanteler la réalité tellement fort que les mélasses qui la composent nous sauteraient au visage, arracheraient notre peau, rongeraient nos os. Et rien qu'avec sa présence le lièvre dissipait ces résonances macabres, lui et ses pensées enfantines ébranlant d'un facilité terrifique les axiomes empiriques de ces êtres nocifs peuplant la belle cité ; des êtres comme toi, aux apophtegmes agnostiques lézardant les remparts de ta pauvre cervelle que plus rien n'excite, que plus rien ne fait frémir. Mais il était là, Andre. L'être déchu, l'animal sauvage continuait d'arpenter les rues même s'il se noyait dans la rivière diaphane mais acide de ses sentiments aux mille et une saveurs de feuilles de thés minutieusement choisies. Submergé encore et toujours par la vérité que tu ne cessais de proclamer jusqu'à bousculer toutes les pensées gesticulantes dans son esprit infantile, Andre passait encore au-dessus de tes dires peut-être encore trop réalistes pour lui ; il volait haut jusqu'à l'égarement suprême et bientôt tu ne pourrais plus le suivre. Mais une nouvelle fois tu voulais t'élancer au delà des nuages et contempler de haut les poissons courir dans les Emmêlées ; cependant tu ne comprenais pas ses rêves au lièvre, et tu ne comprendrais sûrement jamais. Mais l'allégresse était sincère et le bonheur à son paroxysme lorsqu'il songeait à sa taverne aux odeurs de thé vert joliment ornée des créatures imaginaires proliférant en ce labyrinthe ténébreux. Et finalement tu comprenais qu'il voyait en toi l’exauceur de ses vœux les plus fous, et que vos Graal étaient paradoxalement différents mais dignes d'aliénés tels que vous. Tu ne pouvais donc qu'hocher la tête et t'accrocher à la douce divagation de l'esprit de ton cher lièvre de Mars, toujours à l’affût des signes de tes attentes en mal d'amour. « Ils courent. Alors, si courir ne marche pas, cherchent-ils à mourir ? » Trop de question sans réponse et tu t'égarais dans les méandres de l'esprit tortueux d'Andre. Son existence même était une énigme impossible à résoudre, comparable à une géhenne sinueuse où même toi tu te perdais sans grande peine. Toi et ton réalisme cinglant dont il se riait vous faisiez piéger comme de naïfs enfants par son imagination débordante de folie. Inconsciemment, tu étais jaloux de cette déroutante démence propre au lièvre fascinant, dérangeant. Inconsciemment tu allumais à nouveau une tige de poison, glissée avec indolence entre tes lèvres sèches. Tu recrachais alors la fumée infecte qui empâtait ta bouche au visage d'Andre peint de sa frivolité. Il avait déterminé son souhait, même s'il allait l'abandonner dans quelques heures, le laissant flotter avec ses feuilles de thé ; même s'il allait l'abandonner comme un enfant délaisserait son ancien jouet pour un nouveau, il avait un but : celui emplit de puérilité, de fantaisie invraisemblable, mais un but quand même. Il paraissait presque possible à côté du tien, à côté de ton désir de vouloir plus que tout l'univers entier. Au fond, peut-être cherchais-tu à mourir comme les poissons qui couraient trop vite les pavés, dépassé par une aspiration trop grande. Alors tu enfumais encore et encore l'atmosphère légère du lièvre et pointais soudainement le canon de ton arme au milieu de son front. « Ils pourraient mourir comme ça, comme toi. » Il avait réussi à t'entraîner dans l'inconnu, dans son monde irréfléchi et inversé. Et tu ne contrôlais plus rien, même plus la cohérence de tes propos qui s'était perdue avec la sienne, depuis longtemps piétinée par des rêves renforcés par un désir meurtri par la réalité. « L'arrivée de la mort les attire mais une fois qu'elle est là, ils fuient. Regarde ; ils tirent sur ma peau. » Tu retirais la sécurité de ton arme ; il suffisait d'une simple pression sur la gâchette. « Ils vont bientôt partir. Les veux-tu morts ou vifs ? » Âme en perdition, et vérité brutale. Mais la mort ne te faisait plus peur, car il était là, Andre.



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{ Sujet: Re: I Feel Sorry For Her ; Erlann Klyrrhd } ∞ { Sam 25 Juil - 21:41 }
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Il laisse ses doigts se rejoindre derrière son dos tandis que déjà il examine cette chair prête à être déchirée. Il n'y voit rien, Andre, si ce n'est les quelques plis d'une vie qui lui semble bien réelle, bien ancrée dans des histoires prêtes à être rêvées. Cependant, il n'en dit mot, sans doute déjà projetant les soupirs d'Erlann sur cette carcasse ne demandant qu'à être happé par les pavés tourbillonnants. « Sans doute pourrait-on en tirer un joli cuir ? » Il s'échappe le lièvre, cours droit vers sa folie et déjà il s'imagine la vêtir de quelques écailles. Qui pourrait alors l'habiller d'une si belle matière si ce n'est l'unique tailleur listé dans ses belles pensées ? Et le chapelier encore, rôde dans les délicates images formées pour ses admirateurs : haut de forme décalé ou autre couvre chef ne serait pourrait naitre que de ses mains, il le sait. « Pas de cela en tout cas. On n'en tire jamais rien que du tonnerre. » Doigts tendus vers l'arme comme s'il ne demandait qu'à lier un pacte, une trêve face à une guerre qu'il n'aurait commencée : qu'Andre jamais n'avait jamais commencé. Il était parti lâche, bien lâche pour n'atterrir qu'ici, pour courir encore, encore dans un monde à l'image de ses pensées. Alors, doucement, il hoche la tête, laisse ses os se courber, se tendre et partir à la dérive. Le lièvre attraperait ce nouvel ami, garderait une accroche là au creux de ce bras pour l'emporter dans une si belle partie de thé mais l'heure ne semble venir. Cependant, il pourrait encore être Andre et laisser cette belle mort s'installer. Encore une fois. Cependant, l'être qu'il est à présent se contenterait d'ignorer le son de la libération s'il n'avait peur de perdre pendant quelques instants sa belle symphonie. [color=#000000]« Ils doivent bien se laisser flotter de temps en temps. On pourrait les attraper là, bien vivant pour leur tirer bien plus que du cuir : une joue par exemple ? » Se dessine sur son visage les traits de sa belle névrose adulée tandis qu'encore cette main esquissée dans le vide vient se renfermer sur les traits frivoles du Sans-Cité. « Oh. » souffle encore Andre tandis que sa bouche s'entrouvre d'un air affolé. Qu'est-il après tout ? Cours-t-il encore les pavés, lui vénusté affolée ? Il ne saurait le dire tandis que s'interrogent encore les poissons rôdant dans ses pensées. Il s'étonne encore de ne pas les voir tourner au bout des emmêlés, tandis qu'ils ne doivent qu'attendre la nuit tombée pour venir trouver la personne qui saurait leur offrir un appât suffisant face à leur avidité. Tandis que reprenant ses sens, tandis qu'ébouriffant son squelette surpris de tant de hâte, Andre ose encore : « Cela sera une belle vengeance… Même si je suppose qu'ensuite tu trouveras moins de clients. » Ignore-t-il sans doute les belles actions du jeune homme ou encore mêmes ces passe-temps dangereux tandis qu'il écoule la vie qu'on lui a donnée ici. Mais le lièvre ne saurait donner de conseils, ni n'oserait réprimander celui qui encore côtoie ce genre d'endroit en subissant les plaintes d'un public bien différent du sien. Il se demande encore quelle couleur il vêtit dans les sentiments d'Erlann ici présent. S'avance alors les jambes de celui qui ne saurait se maitriser. S'avance alors une invitation sans enveloppe, ni fioriture comme s'ils auraient pu trouver une délicate rivière au bout de ces chemins en s'y engouffrant simplement.
Wearing expensive clothes, singing and dancing, she’s a sex symbol.



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